Dimanche 18 novembre 2007
A ce jour 20 000 kms effectués, nous sommes actuellement en inde du nord et nous avons fait le point sur la suite de l'itinéraire. Les échos des voyageurs ne sont
pas favorables sur la possibilité de rentrer en chine avec un véhicule étranger. Les dernières informations précisaient qu'un flot de touristes était refoulé à la frontière ces derniers mois.
Nous nous sommes présentés à leur ambassade à New Delhi afin de solliciter un visa, il nous ont demandé de déposer notre demande maintenant et préciser que nous obtiendrons éventuellement une
réponse dans trois mois, pas avant! Concrètement, une fois en inde nous avions projeté de mettre le véhicule sur un cargo destination la thailande. Ceci nous aurait permis de découvrir une partie
de l'asie du sud-est, puis retour par le nord, chine, mongolie, kazakhstan, europe. Finalement ce scénario est compromis du fait de l'hypothétique réponse tardive de la chine. De plus, pour
conduire avec notre acadeuche dans cet immense pays, il nous faut changer les plaques d'immatriculation (largement possible mais onéreux car c'est l'équivalent dans ce pays de l'exportation d'un
véhicule), se procurer un permis chinois (le permis international demandé en france n'est pas valide en chine; cela a un coût bien sur), demander pour chaque région traversée des autorisations et
accepter la garde rapprochée d'un guide qu'il faut nourrir et loger en complément de sa prestation (on imagine que le hamac ou l'acadeuche ne saurait suffire, quoi que... suivant la personne...
En clair, il est toujours possible de voyager en chine avec un véhicule étranger mais à un coût exorbitant et selon la réponse de l'ambassade... Des voyageurs l'ont fait et le feront encore, il
faut du temps et de l'argent. On a plus du premier que du second... et les deux sont indispensables. Conclusion: on module, on réévalue, on adapte le projet. A savoir, nous laissons Trucmuche en
inde, prenons le 19 novembre un avion pour la thailande (pas de visas pour les français si le séjour est inférieur à 30 jours), puis direction le laos (nous avons déjà ce visa en poche), le
vietnam et nous revenons le 14 mars par le cambodge, nous projetons le voyage à pattes et sac à dos à la découverte de cette partie de l'asie.
Ceci nous permettra d'appréhender le voyage, d'une toute autre façon, et nous enrichira d'une expérience nouvelle...
Puis retour en inde (ou nous avons un visa de six mois, donc toujours valide)
afin de récupérer l'acadeuche et selon les opportunités ajuster à nouveau le parcours... Il nous est important de revenir en voiture. En premier lieu parce qu'on s'y attache, c'est
notre maison secondaire, puis parce que que nous avons un carnet de passage à douane à faire valider en France
.
En effet pour voyager dans certains pays il est indispensable d'avoir le fameux carnet de passage en douane, c'est un document administratif que l'on peut considérer comme l'équivalent du
passeport pour la voiture. Pour l'obtenir il faut en faire la demande auprès d'une association agréée où l'on dépose une caution d'un montant variable selon le coût de la voiture et les pays
traversés. Pour nous, la voiture n'étant plus cotée à l'argus, et traversant l'iran (la caution est plus élevée si l'on traverse ce pays ou l'egypte), cela représente la modique somme de
3200euros. Ce document qui est validé à l'entrée puis à la sortie du pays permet d'éviter le traffic de véhicule. S'il nous arrivait un pépin type vol ou incendie, heureusement une fois le papier
administratif des autorités du pays le spécifiant il rembourse également la caution.
Alors nous avons préparé nos sacs à dos: Lee 80 L 10 kgs, Christelle 20 L et 5kgs, c'est parce que que l'on a fait en proportion de la taille et Christelle est très
contente...
Nous avons du faire des choix: 2 hamacs, 2 sacs de couchage, le nécessaire de toilette, 2 petites serviettes, une mini trousse à pharmacie, sous vêtements de rechange. Nous avons
fait le maximum pour être légers mais toujours autonomes pour dormir selon les opportunités. Nous sommes toujours sans guide de voyage, l'idée reste de voyager selon les conseils des
autochtones, les possibilités et nos envies bien sur!
Nous avons eu la chance de rencontrer sur la capitale Gérard ici avec une amie, Elodie
qui nous a chaleureusement accueilli et proposé de laisser notre véhicule dans sa rue calme ou des gardiens sont continuellement présents. Nous nous sommes procurés la bâche de protection.
Nous allons donc la laisser hiberner pour profiter d'une nouvelle approche du voyage...
Il nous a également proposé de garder à son domicile le matériel de valeur, exemple l'ordinateur, l'imprimante, l'aspirateur... non on rigole on a pas pris
l'imprimante.
Cette rencontre nous a permis des échanges enrichissants, de nous reposer, de communiquer en français et de découvrir une petite partie de la communauté française vivant et
travaillant à New Delhi. On découvre les motivations et aspirations de chacun concernant le travail à l'étranger... Gérard nous a chouchoutés avec du fromage de chèvre et d'autres produits
français... un vrai retour aux sources... Il est vrai que les mets que nous rencontrons depuis le début du voyage, nous émoustillent les papilles et nous surprennent toujours, en voici quelques
exemples...
mais il nous arrive de rêver de camembert ou de lardons fumés...
Nous n'avons pas vu beaucoup de cette immense contrée qu'est l'inde... Mais nous avons été surpris par le nombre... Lorsque nous sommes invités chez l'habitant il y a autour de
nous au minimum 40 personnes qui nous observent, et 40 ce n'est pas une image... Ceci n'est pas forcément agréable, de même lorsque l'on stationne momentanément, une foule se rue autour de la
voiture...
Rien de plus légitime pour eux qui sont curieux et s'intéressent aux nouveaux venus mais difficile au quotidien...
Ce pays nous permet de découvrir de nouvelles religions, comme les siks où nous avons visité le golden temple à Armitsar à la frontière,
ils sont majoritairement en inde du nord:punjab, cachemire, nous n'avons pas visité cette dernière région pour raison de troubles tristement connus. A l'origine le sikhisme est une secte crée
au XVI ème siècle qui s'est transformée peu à peu en religion mais aussi en mouvement politique au cachemire.
et la religion hindou avec sa multitude de temples et de dieux (80% de la population y est hindouiste),
celle ci a l'avantage d'être une des bases de la société indienne qui unifie le pays mais elle maintient également sournoisement le système pervers des castes..
.
Christelle s'améliore de pays en pays en ce qui concerne la confection du pain, une turque l'y a initiée et les indiennes l'ont perfectionnée. Ici le nom est le chapati! Comme au
pakistan il représente le plan principal associé à une multitudes de plats en sauce.
La partie de l'inde que nous avons pu découvrir ressemble pour beaucoup au pakistan, ce qui est tout a fait logique du fait de leur histoire commune. Nous avons pu constater que
ce qui les différencie clairement est leur religion, même si les langues utilisées sont différentes, il y de nombreuses similitudes, exemples pani pour l'eau ou roti pour dénommer le pain.
Selon la composition du pain une multitude de noms existe pour le qualifier...
La roupie pakistanaise a une monnaie dépréciée. 1euro correspond à 85 roupies pakistanaises
1euro correspond à 55 roupies indiennes
Pour information concernant notre budget voyage, nous avons budgétisé la caution pour le carnet de passage en douane, celle-ci est récupérée à notre retour. Puis une somme
s'élevant à 2300 euros correspondant aux prélèvements qui continuent à passer sur notre compte commun (mutuelles, assurance voiture et rapatriement, les téléphones dont les forfaits ont été
ajustés au minimum durant notre absence à défaut de résiliation possible, taxe d'habitation et impôts sur le revenu ( et oui comme dirait mon père on à la chance d'en payer: et il n'était pas
ironique, car en payer signifie que l'on gagne assez pour les honorer et c'est plutôt bon signe!) et les frais bancaires. Et enfin le budget vacances qui s'élève approximativement à 600 euros
par mois, cette mensualité n'a pas suffi en europe et en turquie du fait du coût de la vie et de l'essence en particulier, en revanche nous avons pu compenser nos dépenses plus importantes en
iran, pakistan et inde. Tout roule niveau budget, même si nous devons rester vigilants... Notre premier poste de consommation reste l'essence qui peut représenter jusqu'à deux tiers du budget
mensuel, puis viennent les visas et la nourriture qui est très abordable. Pour l'asie du sud est nous pensons prendre une partie du budget essence afin de profiter des hôtels et des moyens de
transports locaux
Nous profiterons à notre retour du cambodge à nouveau de l'inde... car notre visa sera encore valide... ce n'est qu'un aurevoir...
Nous sommes dans l'effervescence, on est tout pétillants à l'idée de prendre l'avion et de se confronter à cette nouvelle
façon de voyager dans ces pays qui nous font réver...
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