Dimanche 6 juillet 2008

 Un peu de vie quotidienne!

Les douches, bien moins régulières qu'en France, bien sur. Mais on n'est pas la famille des petits cochons non plus, juste un rapport à l'hygiène qui a évolué dans le temps. Alors le plus facile pour nous reste notre fidèle bassine et les bouteilles d'eau. Le plus simple à laver en voyage, car nous pouvons le faire devant les gens, c'est les mains, le visage, les dents, et nos pieds. Une simple arrivée d'eau suffit,



une pompe à eau, une rivière, un puits...

Le plus compliqué à laver reste les aisselles, et nos parties intimes, car cela nécessite d'être dans un endroit à l'abri des regards et c'est justement cela qui reste difficile. A partir de la turquie, le rapport au corps et la nudité est différent. En iran, au pakistan, les choses se compliquent sérieusement... En inde Lee a mis en place une douche adossée à la voiture.

Avec la bâche,

le tuyau, le vrai luxe!

Le plus souvent en Inde et au Pakistan chez l'habitant restent des recoins en terre en plein air où ils utilisent de grand récipient d'eau, ici nous utilisions notre jerrican plus facile à la manipuler.

Sinon en ville, c'est simplement une petite salle avec l'arrivée d'eau.

Alors les gants de toilette, en voici un qui nous a été offert en turquie c'est fait au crochet!

Et en voici ici en Iran commercialisé, même principe du crochet mais là on peut glisser sa main.

Ici un panel de balais fabriqués selon l'arbuste du coin.

Nous sommes arrivés en france mais pas encore à Perpignan et on apprécie le plaisir de la douche quotidienne et de l'eau courante!

Pour les petits coins c'est tout confort, nous n'avons plus à chercher continuellement un lieu à l'abri des regards indiscrets. C'est vrai qu'en France où que l'on soit nous avons toujours des lieux aménagés, même si se retenir fait travailler ses sphincters...

Et les lessives... Ici au lavoir.

On en rêvait d'appuyer sur le petit bouton de la machine à laver, ça y est, en visitant famille et amis nous avons eu l'occasion d'en faire tourner. Cet appareil électroménager reste pour nous une merveilleuse invention qui nous a manquée. A l'exception de l'asie du sud est où côtoyant les hôtels, on pouvait nous prendre en charge cette corvée, nous avons quasiment toujours lavé notre linge à la main. Souvent chez l'habitant c'est convivial au début mais vraiment vite fastidieux.

Les cacas et les pipis...

Pourquoi on appelle les appelle les toilettes turques? Nous on les a vues en europe de l'est, dans les Balkans, et de façon systématique en iran, Pakistan, Inde, Népal, et en alternance en asie du sud est.

On les trouve bien pratiques ces toilettes turques, cela évite des acrobaties. Parce que vous devez connaître les systèmes D pour éviter de rentrer en contact avec la lunette. Alors il y a la technique peu économe de badigeonner de papier wc le pourtour. Inconvénient, demande d'anticiper en papier et en quantité non négligeable (dans certains lieux denrée rare). Avantage, très confortable et permet de rester sur la durée, très important quand on est peu malade. A noter que dès que l'estomac fait des siennes, on regrette bien vite les waters de la maison. Puis il y a la technique de rester en suspension au dessus de la lunette, avantage, on travaille les abdos, on finit toujours par rigoler tout seul du fait de la situation un peu ridicule. Inconvénients, position difficile à tenir si les choses s'éternisent et difficile d'accès pour les personnes de petites tailles... No comment.

Alors nous parlions des toilettes turques, pratiques, hygiénique, elle sont souvent accompagnées d'une arrivée d'eau. Et oui on nous avait prévenus avant le départ tout le monde sur notre planète n'utilise pas le papier hygiénique.

Voici ici un toilette hi tech où le jet est intégré.

Oui oui c'est possible, on gère la puissance de l'arrivée d'eau avec le robinet. Ici pas très bien réglé car le jet passe directement dans la fente donc sur mon pantalon!

En fait après avoir réglé l'arrivée, il faut prendre la position que comment dirons nous comme au tire fesse s'asseoir mais en fait pas vraiment s'asseoir.... sinon l'objectif n'est pas atteint.

Ce qui m'a le plus surpris c'est les toilettes pour femmes collectives au vietnam.

En fait c'est collectif uniquement pour uriner et finalement plutôt convivial.
Ici au Pakistan, toilettes masculines collectives et c'est pas que pour la petite commission!

Noté le breau, qui a été toujours présent et qui facilite l'hygiène intime.

Ici une des dernières toilettes bizarres rencontrées en Croatie

Avec l'option grille sans doute au cas où certains voudraient s'aventurer à s'asseoir! On n'a pas essayé mais on doit garder l'empreinte du métal au moins cinq bonnes minutes... Sourires.

Alors sinon bien sur celle que nous avons le plus finalement fréquenté c'est en pleine nature. Les infrastructures, pour les besoins il y en a à foison en europe comme en turquie (les stations service restant le plus facile d'accès pour nous), mais à partir de l'Iran les choses se compliquent, les wc se font rares et les fesses à l'air c'est pas conseillé dans ce pays, alors pour nos besoins on a commencé à marcher. Le lieu le plus contraignant reste en Inde, parce qu'ils sont nombreux les indiens et trouver un endroit où on ne voit personne au loin et qui pourrait nous surprendre c'est tout un poème. On les voyait en revanche souvent sans gêne se soulager non loin.
Souvent une fois accroupi on ne savait pas d'où ils sortaient toujours un qui se rapprochait, et une pause qui s'écourtait malgré nous. Mais le souvenir le plus surprenant, reste cette fois où à un mètre de moi un indien bloqué sur mon fessier, mais vraiment un bloquage, Lee lui faisait signe de poursuivre sa route mais ça ne lui paraissait pas évident! Sans doute la première fois qu'il vit ou plutôt contempla un postérieur si blanc!

par christelle lee
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 10 juin 2008

















Comme convenu réponses à vos questions.

Quand est ce que vous rentrez? Votre parcours?

De l'Inde nous avons rejoint le Pakistan (12 jours), puis l'Iran où nous sommes restés 20 jours, puis la Turquie (12 jours),  la Bulgarie et la Serbie où nous sommes actuellement. Nous nous dirigeons tranquillement vers la Croatie, la Slovenie, l'Italie puis notre bonne chère et vielle france.


Si tout se passe comme convenu nous devrions être en France début juillet et à Perpignan mi juillet. Reprise du travail le premier aout et oui il faut bien...
Lors de notre retour nous avons surtout profité pour revoir les personnes que nous avions rencontrées à l'aller et qui nous avaient particulièrement marqués.

Yazid et sa famille il est entouré d'une quinzaine de femmes dans la maison familiale... Nany et sa famille, la première personne à nous avoir invités au Pakistan. Sur cette photo deux de ses filles et les enfants des voisins.


Ici Lee qui leur réalise des lances pierres avec de la chambre à air récupérée

 
Puis Ismael  et Maria à Astara.

Et bien sur Parissa et sa famille qui sont si chaleureux.

Sa mère nous a appris à faire la confiture de rose et nous avons promis de transmettre et de pratiquer la recette avec les grands parents. Parisa nous a fait visiter sa ville Tabriz et nous avons pris deux kilos à notre passage en Iran.
Ici lors d'un repas familial

ou lors d un pique nique dont ils sont si friands

La bas comme en Turquie d'ailleurs, il faut manger et en quantité s'il vous plaît! Un peu comme chez les personnes âgées en France, et ils ont du mal à comprendre que l'on n'ait plus faim.

Et Békir

et sa mère Anne, un vrai plaisir à revoir tout ce monde et à partager à nouveau avec eux.

D'ailleurs elle me fait une sérieuse concurence!

Elles s'en occupe bien de mon homme!


Est-ce que vous mangez bien? Est ce que vous cuisinez?

Et bien c 'est selon les pays traversés, en Turquie et Iran (on cuisine mais peu souvent) on s'est bardé, en revanche en Inde on l'a vraiment eu dure et on a cuisiné quasiment tous les jours.

Mais la où vraiment on s'est régalé, c'était comme au restaurant c'est la Thailande et au Vietnam, mais vraiment c'est comme au restaurant! Oui nous cuisinions de manière générale régulièrement car cela fait du bien de se faire des pâtes, de la purée en flocons (que l'on a exporté de France). Il est quand meme à noter que la purée mousseline n'a pas du tout le même goût avec leur lait: un vrai délice.

Par contre, à l'exception de l'Europe la nourriture est vraiment bon marché donc cuisiner c'est vraiment par envie et pas par nécessité.

Et la dernièrement à notre entrée pluvieuse en Bulgarie, on s'est rapatrié dans la voiture: tout un programme!


Votre poids?

Et bien on pense que celui ci a peu varié depuis notre départ, en revanche lors de notre premier séjour en Inde on a perdu chacun 10 % de notre poids. Heureusement nous nous étions rapidement rapatriés en Thailande où nous nous étions refait une santé. Pour notre second passage en Inde nous connaissions mieux leur nourriture et on a beaucoup mangé occidental, notamemnt à New Delhi on a souvent frequenté les mac donald pour faire un brin de toilette mais surtout squatter les lieux car s'était climatisé et c'est dans la capitale que nous avons le plus souffert de la chaleur. L'avantage des mac do  a l'étranger c'est de pouvoir goûter à leur menu local (2euros en inde) mais aussi de se rendre compte que leur prestations sont différentes. Dans tous les mac donald que nous avons fréquentés les journaux locaux et nationaux sont en libre accés et en Bulgarie ils ont même des ordinateurs et le wifi. On vous rassure moins de 10 fois dans l'annee dans cette chaine de restauration qui nous a paradoxalement souvent raprochee de la france!

Christelle tu es toujours une non fumeuse?

Oui oui je continue d arrêter!


La voiture où elle en est?

Elle va très bien Trucmuche, même si elle a été a mise à rude épreuve dans les montagnes en Turquie ou nous avons finalement changé l'embrayage. Et dernierement a sophia, Lee a change le cardan.

On rigolait a la vue des voitures qui souvent en été rentrent au bled et transitent par perpignan, et bien, a présent on les comprend mieux car nous aussi on en a autant au dessus du véhicule. On a achete un charpahi!
Ici Trucmuche bachée car elle prend l'eau et on a traversé quelques pluies...

L'essence: le cout?

Et bien en Inde/ 0,80 € le litre

au Pakistan 0,65 €

en Iran 0,40 € à l'aller et au retour grâce à la solidarité de francais (les fameuses cartes d'essence offertes) nous avons payé comme les iraniens soit 0,07 € oui oui et on s'est pas trompé de chiffre!

en Turquie 1,88 € cela nous permet de nous habituer au tarif français! Lorsque nous avions traversé la turquie en septembre dernier le prix au litre 1€50 à l'époque était déja supérieur au prix affiché en France. Ils ne sont pas copains avec leurs voisins irakiens et iraniens et cela les dessert en particulier sur le point sensible du pétrole. Alors en Iran nous avons anticipé et on a pris à notre bord en plus des 50 litres de nos réservoirs 100 litres de rabe pour que la facture soit moins douloureuse en Turquie. Nous avons finalement utilisé l'essence iranienne jusqu'à la capitale Ankara soit les deux tiers du pays. Comme nous étions limités dans notre approvionnement en Iran le frère de Parissa Aliréza nous a aidés avec l'aide d'un ami à obtenir l'essence au même tarif que les iraniens. Nous le remercions à nouveau. Le voici ici en train de nous montrer le pain typique en Iran qui est cuit avec des pierres, ce qui donne ce dessin particulier plus sombre.

 

La conduite est-elle difficile?

C'est le plus souvent moi qui conduit. Christelle prend le relais surtout quand je veux faire la sieste. Et bien j'ai trouvé la conduite relativement facile en particulier parce que les comportements évoluent au fur et à mesure des pays. Rien n'a été choquant car j'ai pris le temps de m'adapter, en Inde ce qui reste le plus gênant c'est les klaxons à tout va et les retroviseurs rabattus car ils conduisent sérrés serrés (j'y ai perdu parfois ma patience).

La pauvreté en inde, est ce que c'est comme l'on voit à la télévision?

On ne sait pas ce que l'on voit à la télévison, mais nous on a finalement rien vu de choquant. N'oubliez pas que nous sommes venus par la route et nous avons vu les choses lentement se modifier, d'abord en Europe de l'est puis en Turquie, en Iran au Pakistan et enfin en Inde. Arriver en Inde par avion n'a rien à voir avec un voyage terrestre et voir les informations en France dans son salon n'a rien a voir avec la vision que l'on a sur place. Par contre voir les informations directement du pays c'est assez choquant car elles sont rarement le reflet de la réalité. Par exemple concernant les manifestations des tibétains tant au Népal qu'en Inde. Mais n'hésitez pas à nous questionner à notre retour, il est difficile de coucher cela sur papier.

Est ce qu'il vous arrive des merdes?

Et bien oui, bien sur il y en a eu, peu mais il y en a eu, avec plus ou moins d'importance. Mais nous avons fait le choix de prendre du recul et de ne pas mentionner certains faits sur le blog car malgré nous, nous pourrions stigmatiser certaines populations ou pays.

Beaucoup de questions sur la vie quotidienne, les toilettes, les douches, les lessives... On n'a pas vraiment le temps (c'est vrai pour le blog on s'en donne pas beaucoup) mais promis on éditera un article sur le sujet avec photos illustrées! Ca promet!



Avez vous de l'appréhension pour le retour?

Et bien à l'exception de la reprise du travail non. On est vraiment super contents à l'idée de rentrer en France, de retrouver notre ville, notre appartement. Mais surtout de retrouver tous les gens que l'on aime. Il tarde. Finalement nous étions tout contents de quitter nos habitudes, nos repères, mais c'est bel et bien eux qui à présent nous manquent. Moi il me tarde, de retrouver ma belle salle de bain, le lit, mon maquillage , mes fringues, ha oui mes vêtements j'en rêve: il me tarde d'être féminine, pépète quoi!. Le confort de l'eau chaude, de la machine à laver... Collioure, le cinéma, les rues de Perpignan, ses activités, la grotte, la vendangeuse à la crêperie bretonne, les gaufres au nutella du quai vauban, les copines, les sorties, les papotages jusqu'à plus d'heure, les calins de ma mère, les bisous de la famille, les blagues de Christophe mon frère, les histoires de lenaic le frère de lee ses discussions, le sourire et les confitures des grands parents... Cuisiner, il me tarde de nous faire des quiches, de manger le fromage de Georges, de faire un gâteau au yahourt, une quantité de choses qui n'avaient semble t-il rien de particulier avant le départ mais qui à présent prend toute sa lumiere. Ha oui il me tarde de faire découvrir à mon entourage ce que j'ai appris en cuisine avec ces femmes qui ont eu la patience de me guider. Et il me tarde de vous voir, de papoter, de sourire et rire avec vous.

A BIENTOT

par christelle lee
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Lundi 21 avril 2008
Au népal, nous avons trouvé beaucoup de personnes qui maîtrisaient l'anglais même dans les campagnes. Alors qu'en inde et au pakistan pays où nous pensions trouver de nombreux anglophones ce ne fut pas le cas. N'oubliez pas que nous rencontrons le plus souvent des personnes en milieu rural dans des endroits ou peu de personnes s'arrêtent car pas d'infrastructures d'accueil, pas de petit shop ou autre, hormis un champ où nous nous arrêtons et souvent des personnes du village non loin qui y viennent nous y rejoindre.
Alors peut être vous demandez vous comment faisons nous pour communiquer avec les nombreuses personnes que nous rencontrons? Et bien nous mimons, dessinons, utilisons rarement mais tout de même utile le dictionnaire du pays, même si loin de toutes les personnes rencontrées savent lire ou connaissent leur alphabet, savoir indispensable à l'utilisation du support.
Mais pour parler il y a les yeux et nos mains, nous participons bien sur  à leur vie quotidienne, nous aidons pour nourrir les
animaux, traire mais ils nous laissent rarement du temps car nous ne sommes pas vraiment opérationnels. Nous communiquons à travers l'activité.  Nous participons à l'élaboration des repas, nous lavons le linge ensemble. Il ne nous a jamais été autorisé à faire la vaisselle à l'exception de
la thailande.
Nous avons des souvenirs de pêche avec sadetin,

Bekir

et Armet en turquie

comme en thailande.
Des danses partagées avec les laos et les iraniens sur la plage après une soirée arrosée on vous rappelle que l'alcool est
interdit en iran!
Ils apprécient souvent de nous coiffer

et de nous maquiller.

Et  ils nous font visiter, en iran parissa en iran nous a emmenés dans un site où il y a des maisons troglodytes. Ismael nous en emmenés faire une randonnée dans les montagnes.

Dans le désert, un imam nous a fait visiter son village et son école coranique. Au pakistan un autochtone nous a permis de visiter une école

et un centre médical... En inde, les indiens nous ont accompagneés visiter une usine à canne à sucre, un atelier de conception de balais ou de housse auto... En roumanie on a pu observer des puits de petrole,

 ou un atelier de confection de briques.



Au vietnam, comment se file le fil de soie.
A défaut de participer, nous observons leur vie quotidienne en les accompagnant de nos sourires car ils ne souhaitent pas toujours non plus que nous mettions la main à la pâte. On nous fait souvent visiter leur champ, ou leur jardin avec leurs multitudes de trésors. Comment ça pousse le coton,

la canne à sucre, les pistachiers,


les ananas, les fruits du dragon,


les pamplemousses chinois, le jacquier... et bien nous avons pu avoir l'occasion de les observer et d'y goûter...

Souvent nous apprenons beaucoup sur leur vie quotidienne, du fait que nous nous y confrontons, comment sont leurs toilettes, leur salle de bain, leur cuisine, leur four, leur lit... leur vie quotidienne juste du fait d'être à leur contact nous apprend beaucoup.
En turquie seulement la mère Anne à Békir

nous a accueillis à même le sol, c'est la première fois chez l'habitant que nous avons mangé et dormi au sol.

Puis en iran, cela est devenu systématique, toutes les personnes qui nous ont accueillis vivaient au sol, donc pas de lit mais un matelas (et le matelas c'est pas comme on se l'imagine chez nous épais genre epeda) directement couché sur le sol, et pour la table c'est une nappe qui est installée et qui délimite la table ici un bel exemple de tablée chez parissa.

Dès le pakistan c'est le charpahi qui fait son apparition,


ce meuble sert à la fois de canapé, de chaise , de table, et de lit. De la même façon qu'en iran un matelas agrémente l'objet en fin de soirée. Ce meuble est identique en inde. Ce que nous avons pu constater c'est que plus les personnes sont aisées plus elle commencent à accumuler les biens matériels qui ressemblent à chez nous à savoir, table, chaise, lit, armoire... Les lits en revanche ressemblent au notre mais
ceux que nous avons essayé sont bien dur car pas de sommier comme nous l'entendons mais des planches et pas toujours de matelas sur ces planches!
En thailande, au laos, et au vietnam , nous avons dormi à même le sol comme en iran mais c'est le parquet en bois qui
remplace les tapis iraniens si réputés. Les hamacs ont aussi leur part belle dans cette partie du monde.
Alors ces personnes rencontrées nous font partager tant mais comment nous aussi nous leur apportons?
Et bien, nous aussi nous cuisinons, ils nous y observent avec beaucoup d'attention, en particulier les ustensiles et la
méthode. Nous avons également plaisir à partager les repas! Nous avons souvent des gateaux dans la voiture...

 Nous avons eu l'occasion de pouvoir jouer avec eux aux cartes en particulier au laos et au vietnam, ils nous ont même appris des nouveaux jeux, lee sort régulièrement sa guimbarde qui remporte un franc succès. Quand on a la voiture, nous avons à l'intérieur du papier cartonné de couleur qui nous permet de faire de nombreux pliages, de même il nous en ont appris (lee est passionné d'origami). Nous aussi par notre simple contact ils apprennent beaucoup sur notre façon de vivre, notre couple, Lee qui participe à la cuisine comme au lavage du linge..

C'est un peu comme si nous accueillons un indien à perpignan, à travers son accueil, on voyage soi même.
Lee dernièrement joue à ce jeu asiatique, il fait la joie des petits comme des grands.
Ici, ils s`aident des chaussures de Lee pour renvoyer l`objet.

En partant nous leur laissons systématiquement s'ils ont accepté d'être photographiés une photo de leur famille. En effet, avant de partir de france, la mère à lee lui a offert une imprimante couleur pour photo qui se relie directement à notre alimentation électrique du véhicule.C'est vraiment un très beau cadeau pour eux, d'avoir une photo de leur famille!
Lee n'a pas de fil de cuivre pour réaliser ces créations, mais en thailande, ayant trouvé le nécessaire il a créé une
réalisation pour l'un de nos hôtes.
Sinon nous essayons de leur laisser le plus souvent un petit objet à nous personnel, parfois un vêtement, quelque chose
d'utile et qui restera un petit souvenir, je me suis mise récemment au bracelet brésilien!

Mais ce qu'on se donne mutuellement  mais qui est difficile à décrire forcément, c'est de l'amour, de l'affection, des
moments de convivialité, de rigolades, des sourires, des rires, une multitudes d'instants gravés dans nos mémoires respectives. Je peux vous dire que j 'en ai fait des câlins et des câlins à des femmes, des jeunes filles, des mamans, des mamies, des mamas... 
 
 
par christelle lee
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Lundi 21 avril 2008
Un vrai plaisir à retrouver notre maison temporaire. Elle n'a pas bougé sous le regard vigilant de Gérard qui nous a accueillis à notre arrivée. On s'est endormi avec le sourire béat dans notre chambrette à roulettes. Dès le lendemain Lee s'est occupé d'elle. Remise en route facile et premier rodage dans New Delhi. Il faudra finalement ajouter du liquide de frein. On avait oublié que les gens nous regardent le plus souvent très étonnés et avec le sourire à la vue de la voiture. Il faut dire que ses formes généreuses attirent l'oeil et la convivialité.
Nous allons rapidement à l'ambassade d'iran pour demander notre dernier visa nécessaire à notre retour en france. Il nous est demandé de les rappeler 20 jours plus tard pour avoir des nouvelles. Et on roule en direction du népal. Nous avons oublié combien les indiens sont hospitaliers, en campagne à peine on s'arrête, ils viennent nous voir, proposent un thé, un repas. Parfois ils peuvent même etre intrusifs. On décline le plus souvent mais faisons de belle rencontres.

Je me perfectionne dans la réalisation des chapatis (mélange le plus souvent de farine de blé et d'eau). La première fois que j'en ai vu c'était au pakistan et la femme tenait à ce que je m'essaye.

Je m'étais donc lancée dans l'aventure du roti (le pain en urdou et en hindi), troué en l'occurrence, car au pakistan comme en inde j'ai pas manqué de les faire rire avec ces réalisations de débutante. Là à notre retour je ne sais pas ce qui c'est passé, pas un roti troué, ils sont pas toujours réguliers et ne gonflent pas toujours à la cuisson, mais je maîtrise à présent le pétrissage  de la pâte (et c'est du sport!), le malaxage dans mes paumes de mains, j'aplanis,

et la cuisson,

 une vraie petite boulangère d'inde quoi! Alors j'ai acheté de quoi faire les chapatis en france (notamment la tôle circulaire appelée tawa) et quelques privilégiés qui viendront à la maison ou à la grotte auront le plaisir d'y goûter... Il cuit à sec sans matière grasse. Et lorsqu'il est bien travaillé, il gonfle à la cuisson!

Là elle badigeonne de beurre sur un côté.

Le chapati dans les nombreuses familles que nous avons rencontrées est mangé au petit déjeuner, déjeuner et dîner. Il est utilisé comme cuillère car ils mangent avec les mains. Ce qui fait que nous pouvons manger un plat en sauce sans se salir les mains.On reste des occidentaux! Le chapati remplace le plus souvent les féculents.
C'est finalement après de nombreuses rencontres de femmes qui auront eu la patience de me montrer, et surtout de me laisser faire mes expériences, que je maîtrise ce savoir faire...
 
 
Après 10 jours en inde nous arrivons aux portes du népal où la situation politique est instable, mais ça on le comprendra deux jours plus tard à nos dépends.
C'est le seul pays où nous ne nous étions pas renseignés et on l'a regretté! Mais bon on s'en est bien sorti quand même. Alors nous sommes allés très rapidement sur katmandou, la route montagneuse empruntée était magnifique: des cols à plus de 2500m. Une fois sur la capitale on s'est ressourcé et avons édité sur le blog. cela nous aura pris une semaine. Et oui coupure de courant quotidienne d'en moyenne 8 heures par jour. Donc beaucoup de travail et peu de temps pour le mettre en ligne, avec des connections internet précaires.
Ça a été laborieux mais nous y sommes parvenus. Pendant les longues  interruptions du courant on a un peu visité mais des manifestations quotidiennes dans toute la ville comme dans tout le pays de notre entrée jusqu'a notre sortie 20 jours plus tard rythmaient les journées. La capitale comme le pays s'est vite vidée de ses touristes,et nous sommes restés dans le quartier touristique. Principale activité quand on s'ennuie la lecture.
Nous avons par mégarde laissé notre appareil à photo chez un commerçant qui nous a maintenu le contraire. Ce que nous regrettons le plus c'est les 20 jours de voyage qui étaient dessus, mais bon nous avons tout dans la tête et c'est le principal (toute les photos précédentes sont de vieilles ou des photos plus récentes). Alors comme on est riche il faut bien le reconnaître (l'appareil photo acheté représente le salaire à l'année d'un népalais soit environ 200 euros), nous sommes allés en acheter un autre.
Au népal ce qui nous a plu c'est les paysages de rizière, on pensait en voir des magnifiques au vietnam mais la pluie et le froid ne nous ont pas permis de s'y attarder. Et au népal on ne s'y attendait pas (nous avons tout de même commencé à voir des rizières à compter de l'iran) et bien on s'en prend pleins les
yeux.



Retrouver la montagne et l'air frais nous fait un bien fou, on a vu un peu de faune et on est même parvenu à les photographier.
Des singes mais qui sont bien différents de ceux vus en inde.

Ici un rapace gros comme un dindon, nous avions souvent la tête en l'air car ils sont nombreux.
 
Nous sommes sortis du pays avant les élections car les tensions déjà présentes à notre entrée ne faisaient que s'amplifier. Donc voyage écourté pour le népal.
Selon les sources d'informations de yahoo, en voici un extrait
" Les anciens rebelles maoïstes du Népal disposent de plus de sièges que l'ensemble des autres partis après l'élection historique jeudi d'une assemblée
constituante censée transformer la monarchie en République, a annoncé lundi la commission électorale.
(...)les anciens rebelles maoïstes ont remporté 104 sièges et sont en tête dans huit autres circonscriptions.(...) un des dirigeants du parti maoïste Chandra
Prakash Gajurela déclaré
"Le pays se dirige vers le nouveau système", a-t-il ajouté, en soulignant que le roi et ses alliés pouvaient encore vouloir perturber le processus
démocratique."
 
D'abord on était très surpris en rentrant dans le pays de voir des drapeaux communistes partout (bien plus de drapeaux qu'au laos ou au vietnam réunis), mais
quand on a compris que nombreux se réclamaient maoïstes on n'y a rien compris. Alors un responsable politique maoïste qui parle d'un processus démocratique franchement on est vraiment perdu!
Comme on a tronqué certains passages vous pouvez voir l'intégralité de l'article en tapant sur google: actualité népal.
 
Malgré un début difficile au népal nous avons rencontré une famille adorable, qui nous a accueillis comme de la famille.

Ici une femme qui file le coton.

Là une famille dépèce le cochon sur le bord de la route. On vous met une photo du début et une de la fin pour écourter.

Ce que nous constatons depuis le départ de notre voyage c'est que nous apprenons beaucoup de la vie quotidienne des personnes en les rencontrant. Nous apprenons aussi a découvrir de nombreux savoirs faire qui se perdent en france du fait de l'industrialisation et de la mécanisation. On ne vous met qu'un
échantillon de ce que l'on apprend d'autant plus qu'à de nombreuses occasions nous n'osons pas sortir l'appareil car il nous parait déplacé selon les circonstances, le lieu et les personnes. D'ailleurs on y pense souvent après: on n'a pas pris de photo! Ça c'est bien un avantage de notre moyen de locomotion, on s'arrête très facilement où on veut et comme on veut, un vrai plaisir et souvent de belles découvertes!
On continue régulièrement à faire notre popote.
 
Il a plu, et on s'est retranché dans la voiture, qui exceptionnellement faisait salle à manger.
 
Jeu typique carom qui est joué dans les rues dans tous les villages, nous nous sommes initiés et on s'est régalé à partager ces parties. C'est une sorte de billard népalais qui se joue à 2 ou 4 personnes.
 
Ça y est on a crevé, il fallait bien que cela nous arrive! A deux reprises! Mais on les a utilisés jusqu'à leur fin de vie.
 
Nous avons crevé ou plutôt nous avons déchiqueté malgré le liquide noir qui nous a d'ailleurs tant rendu service, puisque les nombreuses fois ou un clou ou autre s'était infiltré dans une roue , une fois retiré le
liquide colmaté et faisait son effet à merveille. Nous sommes équipés de quatre pneus de rechange, donc à ce jour deux pneus cloutés sont toujours non utilisés à notre bord.
Mais ceux-ci offerts par olivier sont rares donc nous préférons tenter par une connaissance steward du père de Lee pour effectuer la liaison france Delhi. En effet, ceci permettrait de rapatrier deux pneus de rechange offerts par le père de Lee. Notre taille de pneus ne se trouve pas sur la capitale, en option, nous gardons la possibilité de chausser des pneus de moto proches de nos dimensions.

 
Nous sommes actuellement à New Delhi depuis 10 jours, nous attendons patiemment la réponse des visas iraniens qui s'éternise. Et forcément on s'ennuie, donc on lit (Lee depuis le début du mois en est à son onzième livres de poche des San-Antonio!) mais on s'est acheté des meubles indiens et du coup on optimise la place de la voiture et squattons nos sièges, fort confortables.

Ici on a eu de la vsite...

Les indiens déjà souvent à nous observer méticuleusement, maintenant ils nous regardent le cou tendu. Il fait bien moins chaud au dessus de la voiture. On essaie de rester au maximum dans les lieux où l'on mange car ils sont climatisés, en effet ici on dégouline au sens propre du terme. Lee a installé un ventilateur, nous dormons à présent sereinement.
On sympathise avec les gens du quartier car ils nous connaissent à présent, c'est sympa ils sont solidaires nous proposent de l'eau, ils nous chouchoutent.


En thailande une française en grande difficulté nous avait demandé de l'aider financièrement, ce que nous avions fait. Nous n'avons jamais eu de ses nouvelles par la suite pour le remboursement. En inde nous avons rencontré katrin et roland un couple de français très sympathiques qui voyagent en caravane avec 4 enfants. Nous avons fait apparaître en lien leur blog. www.esprit-nomade.org
Comme nous ils sont passés par l'iran à l'aller et ils avaient pris des cartes de pétrole pour une quantité de 400litres. Arrivés à la pompe on leur a dit que les cartes n'étaient pas nécessaires pour le diesel (ce nouveau système était mis en place dans le pays depuis seulement 3 mois). Ils se sont retrouvés avec un capital d'essence dont ils n'avaient pas besoin. Sachant que nous retournions en iran et que nous roulions avec ce carburant, ils nous ont généreusement offert leurs cartes. De vrai petits amours!
par christelle lee
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mardi 1 avril 2008




 


Ce qui nous marque particulièrement en asie du sud est, à travers la visite de la thailande, du laos, vietnam et dernièrement du cambodge, c'est les moyens de locomotion. On souffre particulièrement de ne plus être autonome avec notre véhicule. Mais avoir laissé trucmuche, nous a permis d'apprécier les moyens de locomotion locaux et vraiment c'est une découverte et un vrai plaisir pour nous! Du pick up en Thailande, aux tracteurs avec une plate forme à l'arrière au laos, au vietnan nous découvrons les mini bus où nous sommes entassés soit en moyenne une trentaine de personnes à l'intérieur,et moto qui tracte une plate forme avec les passagers à l'arrière dernièrement au cambodge.


Cambodge, dernière destination en asie du sud est pour nous. Nous sommes rentrés par l'est le 15 février dernier, pour rejoindre phom penh où christelle a atterri le 23.
Nous sommes allés la chercher en moto, ici lors les casques ne sont pas fournis, et il n'est pas interdit d'être plusieurs sur un même véhicule. Nous les avons vus au maximum à cinq sur un scooter, on parle bien sur d'adultes. Oui oui et ce n est pas interdit c'est le quotidien ici, donc on ne s'est pas privé et nous avons utilisé les motos louées à trois, mode de transport en trio particulièrement convivial et typique de la région.


Ici une station de service locale, nous les avons vus dans l'ensemble des pays visités en asie du sud est.


Au vietnam, certains habitants portaient le traditionnel chapeau conique, au cambodge, homme comme femme portent le krama. C'est l'écharpe traditionnelle à carreaux.

Ici cette dame le porte à ravir. Cette mama, nous l'avons rencontrée sur un long trajet que nous avons effectués ensemble. Elle m'a chouchouté et câliné. Le pied quoi! Je suis resté un long moment dans ses bras à profiter de son affection qui était par moment revigorante et à d'autres moments tendres. Cela reste un de mes meilleurs souvenirs au cambodge.
A angkor, ruines millénaires.

Architecture éblouissante, on s'est régalé avec christelle à arpenter les différents temples, à canarder de photos ces splendeurs. Notre préférence revient au temple envahi par la jungle.


Ici une plage sauvage.

et ces curiosités.

En se perdant dans les champs nous sommes tombés sur des marais salants.


Voici la plage où nous avons campé.


Lee comme à son habitude est allé nous chercher des noix de coco pour se désaltérer.

Ici christelle s en contemplation devant cette merveille.

La corruption fait rage, nous le savons la majorité des pays que nous traversons la subissent mais au cambodge, elle a été visible pour nous. Le personnel des bus glisse systématiquement un billet dans les mains des forces de police. Nous avions observé ce phénomène déjà au vietnam, mais cette somme a été réclamée quasiment systématiquement à la vue des forces de l'ordre pour pouvoir passer sans ennuis au cambodge.

Ce sont des chips de crevettes du mékong qui sont typiques à cette région.

A force d'arpenter les marchés nous parvenons à présent à nommer certains fruits et légumes et en français s'il vous plaît et non plus en anglais.
La carambole, star fruit en anglais

Le jackfruit (nom anglais), un de mes milk shake préféré.

Le jacquier facilement reconnaissable.

Le remboutan à gauche, et à droite le longane qui est également vendu en grappe tout deux se rapprochent du lychee (tant au niveau de la texture que du goût)

Le fruit du dragon, la préférence de christelle.

Ici le durian
Ca on ne sait toujours pas le nommer
En inde une famille nous a proposé une salade de fruits, en dégustant dès la première bouchée on s'était rendu compte qu'ils étaient salés et poivrés. Nous leur avions fait remarquer que chez nous nous les sucrions. Ils nous avaient alors rétorqué que les fruits sont déjà sucrés! Au cambodge, nous avons du coup été moins étonnés de goûter des patates douces agrémentées de sucre.

Les chinois sont omniprésents dans l'ensemble des pays que nous avons visités: Thailande, Laos, Vietnam et Cambodge. Nous pensions qu'ils seraient moins représentés dans cette dernière contrée n'ayant pas de frontière commune, mais à notre grand étonnement ils sont tout aussi envahissants en particulier dans l'économie locale. Les avantages de leur présence est leur nourriture que nous avons particulièrement bien appréciée. Ici les boules surprises, on découvre ce qu'il y a à l'intérieur une fois seulement le mets ouvert.

Après avoir visité le musé des crimes de guerre à Saigon, nous avons visité le musée de Tuol sleng à Phom penh. C'était le centre de détention S21 sous les khmers rouges. Dans ses murs furent torturés puis mis à mort plus de 14 000 cambodgiens. On se demande comment Pol Pot a pu opérer un telle tragédie dans ce pays au beau milieu des années 70.

Lee s'est régalé à jouer un un jeu local acheté au Vietnam mais qu'il a réellement utilisé au Cambodge. C'est deux plumes assembleée avec des lamelles de plastique qui lestent le tout.

Les règles sont: faites ce que vous voulez comme vous voulez tant que ça ne tombe pas par terre. on peut y jouer à partir de deux personnes mais le jeu devient particulièrement attractif à quatre ou plus. L'idée étant de renvoyer l'objet aux autres et que celui ci tombe le moins souvent par terre. C'est un jeu collectif où les points ne sont pas comptés.

Cette partie du voyage nous a permis de découvrir les touristes! Mais oui, mais oui les touristes. Dans la première partie du voyage en voiture nous avons rencontré que très peu de nos homologues. Un couple de motards français et d'allemands à Ankara en turquie et deux couples d'allemands au Pakistan et c'est tout. Par rencontrer, on sous entend discuter, échanger... Et nous connaissant c'est pas par timidité que l'on a eu aussi peu de contacts, c 'est que nous ne fréquentons pas les lieux utilisés fréquemment par les touristes notament les hôtels et guest house qui sont de formidable lieux de socialisation.
Et en Asie du sud est on en rencontre et on se régale, a ces soirées à papoter, à partager à jouer aux cartes ou divers jeux... On est particulièrement contents de ces rencontres... où on apprend également beaucoup! Pour notre part, ce voyage nous permet de modifier nos représentations sur certaines nationalités.
Notamment les américains, comme vous le savez on a développé en Fance un sentiment anti américain. Pas tout le monde bien sûr mais c'est loin d'être une exception, d'entendre des critiques plus que négatives sur ces habitants. Et bien, ce voyage nous permet d'en rencontrer, et cela nous fait bizarre car en discutant avec eux, on s'est vite rendu compte qu'ils n'étaient pas comme on s'était imaginé, à savoir dominateurs, obtus, avec peu d'esprit critique... et là on reste soft dans les idées reçues. Nous nous sommes vite rendu compte que les personnes rencontrées avaient justement un esprit d'ouverture à notre égard, une patience infinie à déchiffrer notre anglais, ils nous encourageaient continuellement à continuer de parler dans la langue de Shaekspeare et où nous on aurait sans doute abandonné. En fait on confond bien souvent les américains avec la politique de Bush. Cela ne nous plairait pas que l'on nous associe à la façon de penser de notre dirigeant français quel qu'il soit d'ailleurs. Chaque individu est exception et même s'il vote pour tel ou tel homme politique cela ne veut pas dire qu'il cautionne tout ce que celui-ci prône. Alors oui on s 'est mis à apprécier les américains également. Ça veut pas dire que l'on aime tout le monde, nous ne sommes pas dans le monde des bisounours, mais cela veut dire qu'il y a des cons partout dans le monde. Ça rassure de ce dire qu'il y en a plus ailleurs exemple aux Etats Unis mais cela n'est pas vrai.
Quand j'étais petite, voir même adolescente, je pensais que les cons étaient surreprésentes à Paris: vision très claire d'une provinciale qui n'a jamais mis les pied à la capitale et qui d'ailleurs en rêvait. Puis finissant mes études au coeur de la mégalopole je révise mon jugement et me rend compte que c 'est un effet de masse. Les cons ne sont pas plus nombreux à Paris mais la population y est plus importante d'où cet effet.
Cela est peut être la même chose avec les américains, de souvenir ils sont plus de 300 millions d'habitants, les cons n'ont pas surpeuplé le pays , les habitants y sont tout simplement plus nombreux.
En fait, il faut toujours des bouc émissaires, selon les périodes de l'histoire, cela a été les allemands, les anglais, les américains. Toujours est-il qu'à travers ce bout de vie à l'étranger on se rend compte que les pays aiment rarement leur voisins souvent d'ailleurs pour des vieilles querelles ou des frontières subies... Les turcs nous critiquaient viruleusement, les iraniens, eux même critiquaient les pakistanais, qui eux même déblatéraient à tout va sur les indiens. La majorités des personnes en questionsse basant uniquement sur les on-dit, les idées reçues notamment le plus souvent de la famille, et rarement sur leur expérience personnelle...

Ici Christelle est devenue riche en convertissant ses euros en riels.

Nous on immortalise ce moment où Christelle très sympathiquement nous a offert du camembert et on salive d'avance devant le nutella au préalable enveloppé dans du plastique que ma mère nous a envoyé par son intermédiaire.

Tout les trois nous avons pris l'avion le 14 mars dernier. Christelle pour la france, nous pour l'inde
par christelle lee
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Lundi 31 mars 2008

 


Nous sommes conscients d'avoir du retard sur l'alimentation du blog, on y travaille activement. Un article sur le cambodge, devrait prochainement suivre.

Au vietnam, nos premiers objectifs ont été de rejoindre rapidement la capitale pour retirer de l'argent et tenter d'obtenir le visa pakistanais. En cherchant des informations sur internet on comprend rapidement que compte tenu de la situation politique précaire du pays, la france ne favorise pas l'obtention du visa pakistanais. En effet, le consulat français à new delhi, doit fournir une lettre de recommandation aux ressortissants francais souhaitant traverser le pays. A ce jour il ne délivre plus ce fameux sésame, par conséquent, nous décidons d'anticiper et de demander au vietnam ce visa. Nous nous présentons donc à l'ambassade du pakistan à hanoi, on nous répond comme on s'y attendait qu'il ne délivre uniquement ce visa qu'aux vietnamiens et à leurs voisins chinois, thais et cambodgiens, ils n'ont pas la légitimité pour nous l'octroyer. On nous propose tout de même une entrevue pour le lendemain. Nous sommes alors accueillis par un représentant de l'ambassade qui nous précise que notre demande peut être faite dans ces lieux mais que la réponse pourrait prendre six mois au minimum. Nous expliquons notre projet de rentrer avec notre véhicule, en vain. On repart bredouille les bras ballants. Quelqu'un nous court après et nous dit qu'il faut que l'on retourne à l'ambassade! On ne comprend rien, et nous voilà face à l'ambassadeur pakistanais qui nous accueille le sourire jusqu'aux oreilles. Il nous interroge sur notre précèdent parcours, sur notre départ de france, notre arrivée en inde... Il est tout heureux de parler avec nous et nous précise, vous êtes des cas particuliers: cas particulier, solution particulière, il déclare nous accorder nos visas pour une durée de 15 jours. On ne comprend pas tout, il y a 10 minutes il n'avait pas les compétences et en 2 minutes de parlotte, c'est d'accord. On est vraiment contents et on est conscient que l'on vient de s'enlever une épine du pied, on retourne au pakistan et on en est vraiment réjoui. On comprend également que tout est possible compétence ou pas! Initialement, nous souhaitions rentrer avec la voiture en france, mais ne pouvant pas accéder avec l'acadeuch en birmanie et en chine, le choix du retour par la route s'est rétréci. Le visa pakistanais obtenu est restreint à certaines zones non autorisées. Par conséquent la route du retour se fera par l'iran. Certaines personnes manifestent de l'inquiétude concernant le pakistan. Nous les premiers en parlant et organisant le voyage, on précisait que l'on ne souhaitait pas traverser ce pays. Et bien on peut vous dire, pour avoir eu le plaisir de l'avoir découvert à l'aller, qu'on s'y sent en sécurité. On pense sincèrement que si l'on avait un pépin là bas la population serait solidaire et dans la mesure de leur possibilité nous aiderait. Vous savez ils ont un regard particulièrement bienveillant sur les personnes qui visitent leur pays ou tout au moins le traversent. Nous sommes au courant des attentats qui ont été perpétrés notamment dernièrement à lahore. Il est déjà à noter que les touristes ne sont jamais particulièrement touchés. Leur dynamique n'est pas de tuer des étrangers. Nous tenons à rappeler que dans les années 80 la france et plus particulièrement paris a été régulièrement l'objet d'attentats notamment dans le métro... Ce n'est pas parce qu'il y a eu de nombreux morts, que les étrangers ne venaient plus à Paris! Bien sur il y a du avoir une diminution des touristes, la peur faisant son effet mais paris a continué à accueillir de nombreux étrangers. Et bien pourquoi pas faire de même au pakistan. Bien sûr la politique et la situation est plus précaire, mais sachez que si nous étions en galère quelle qu'elle soit nous savons que nous trouverions des personnes pour nous aider. Pourtant ils sont sous un etat totalitaire. On imagine que ce n'est pas facile à comprendre en france mais c'est la réalité. Juste en nota bene lors des émeutes à Paris, les pays européens et d'autres ne conseillaient pas à leurs ressortissants de se rendre en france car bien sur situation précaire et dangereuse. Ils ne précisaient pas que les problèmes étaient localisés. Pour le pakistan, c'est la même chose, la peur faisant son effet, le pays est diabolisé et catalogué. Et bien gardez à l'esprit que les problèmes restent localisés notamment aux abord de la frontière afghane (notre visa restreint ne nous permet pas d'aller dans les zones à risques). De plus si attentat il y a il sera perpétré dans des zones attractives et urbanisées. Notre mode de voyage nous emmène loin de ces grandes cités que nous faisons que traverser. Si il y avait un attentat en france il ne choisiraient pas perpignan, ceret ou mantet car trop petit et inintéressant pour eux. Dites vous que nous ne traversons que ce type de villes et de villages....
 Cette démarche administrative à Hanoi nous a laissé une semaie à profiter de la capitale; on est allé au cirque,


 au

  

théâtre des marionnettes (art populaire, marionnettes en bois qui évoluent dans l'eau) et au cinéma vietnamien et étranger..

 


 Nous rigolions en thailande et au laos de voir une partie de la population avec pulls, bonnets gants... ( avec 25 degrés le jour ils sont en période hivernale!) et nous en tee shirt car la temperature été très agréable pour nous. Au vietnam c'est eux qui rigolent de nous car nous n'étions pas équipés pour ce froid qui ne nous a pas lâché pendant une dizaine de jours. Alors j'ai mis les chaussettes sous les sandales oui oui comme les allemands. ceux avec lesquels on ne se cache pas de rigoler avec leur tong chaussette à canet... On croirait même qu'ils les achètent avec les socquettes intégrées. Mais oui mais je fais cette précision, juste pour me dire que je suis un peu différente d'eux. Question de me rassurer... J'avais le look quoi! Je véhicule le chic français à ma manière. On ne souhaitait pas investir dans des chaussures plus chaudes sachant que nous nous dirigerions vers le sud où la chaleur est beaucoup plus prégnante. Ne pas oublier que les sacs sont vite lourds et encombrants...

Les vietnamiens sont entreprenants et souriants ce qui est plaisant , en revanche nous trouvons qu ils ont un rapport à l'argent donc aux touristes en particulier... Pour eux, nous sommes arrivés jusqu ici donc nous pouvons payer le prix fort.... On ne peut pas généraliser ce constat à l'ensemble de la population, mais il est à noter que c'est loin d être une exception quand même. Négocier les prix pour des souvenirs on comprend, négocier pour une chambre d'hôtel, on a appris à le faire, pour les transports en commun on trouve déjà ça plus difficile, mais avoir à le faire pour manger, activité essentielle à la vie et quotidienne là on l'a dure voire même très dure. Bien sur que l'on a de l'argent,qu ils augmentent les prix ok mais ils ont pris souvent des multiples importants. De plus lorsque l'on demande un prix à un vietnamien autre que le commerçant, il reste solidaire. Très difficile de connaître donc le prix initial sauf en vérifiant tout simplement combien ils donnent. Il faut préciser que c'est le premier pays que nous traversons où on rencontre ce problème. Par exemple en thailande et au laos les prix affiches sont les mêmes pour les autochtones et ne varient éventuellement que très peu. il est à noter que ce constat n'a fait qu'accentuer et marquer ce rapport à l'argent avec les vietnamiens.

C'est un pays communiste, mais cela ne se ressent pas du tout, hormis quelques décorations florale


ou propagandes dans la rue des grandes villes comme dans les villages.



En fait on a plutôt trouvé les vietnamiens capitalistes dans l'âme. Tout de même de bons moments pour faire oublier ceux moins sympathiques... On s'est trouvés une guest house au prix abordable face à la mer et on s'est régalés.


 La plage et le plaisir d'en profiter car elle ne sont pas encore assaillies par les touristes. En effet par choix le gouvernement a choisi de développer certains lieux et d'en préserver d'autres. C'est le cas de la plage de cana où les eaux et le cadre nous ont ravis. Lee est resté des heures à profiter des vagues qui se déchaînent sur la plage. Moi siestoune.


Au vietnam le moral n'a pas été au plus haut. Les rencontres ont été rares et succinctes. Nous avons rencontré une famille lors de la fête du tet (nouvel an chinois). Elle nous a invités à partager un repas convivial et nous sommes allés faire une virée en mer avec cette embarcation locale.


Avec son masque de plongée (bien trop grand pour moi il me recouvrait les yeux jusqu'à la bouche incluse) nous avons pu observer les coraux qui étaient recouverts de dépôt blanc. C'était pas comme avec Cousteau mais très agréable quand même.

Un moment exceptionnel partagé avec une personne âgée. Nous étions tranquillement installés sur un siège à attendre le bus qui nous amenait à saigon et nous avons entendu une musique à l'harmonica bien familiere venant de derrière. Et 10 secondes de réflexion nécessaires j'appelle du coude lee - " c est pas frère jacques ça?'' - ah mais oui! - on se retourne , un vieux vietnamien nous sourit et reprend la chanson du départ que nous nous empressons de chanter en choeur. lui aussi le sourire jusqu'aux oreilles. Une fois terminé les yeux pétillants il reprend un autre chant armé de son fidèle harmonica, on y croit pas il joue oui il joue la marseillaise! Et du regard et d un geste nous incite à chanter. On ne réalise pas! Un vieux vietnamien a plaisir à nous jouer la marseillaise! qu il a du apprendre quand il était jeune. Il insiste de son mouvement de corps pour que nous l'accompagnons de notre chant, et on s'y met, on fredonne surtout car on connaît particulièrement le refrain et moins... le reste alors on chante lla la la la ala aalakallaalalla. Un vrai plaisir de partager ce chant avec cet homme qui a l'air très content de le partager avec nous... A peine le chant terminé à peine le temps de l'applaudir un homme l'interpelle son car démarre en trombe il se lève nous sourit fait un signe de la main toujours le sourire marqué et s efface dans le bus... Cette chanson loin d'être notre préférence ( par ce qu'elle véhicule) a été un moment de partage intense à des milliers de kilomètres de notre terre natale!
Très difficile de sortir des sentiers battus dans ce pays, où les sommes demandées peuvent être exorbitantes pour pratiquer des chemins moins fréquentés. Bien sur tout se discute mais il faut vraiment avoir beaucoup de patience...
Nous avons visité divers temples et surtout découvert les pagodes chinoises.

 


Oui ici ils mangent également de tout...


Ici les stars fruits que nous n'avons plus vu depuis.


 Et on s'est vraiment régalé avec leur cuisine si particulière, un festin à chaque repas. Ici cette photo est un bel exemple, ils investissent systématiquement les rues. Leur mobilier ressemble à de la dînette!

Au vietnam les véhicules à deux roues sont omniprésents, et ils sont utilisés à tout va...



Alors d'où vient ce projet voyage? Cette envie de voyager sur la durée? Et bien tout démarra un soir au rive gauche avec une amie christelle ''s'' en découvrant le voyage initiatique du che, film nommé carnet de voyage. Ce film nous a fait rêver et nous a donne cette envie commune du voyage à long terme. Il ne faut pas pour autant nous associer au parcours de Che guevara, en effet il est souvent apprécié par une partie de la jeunesse, mais je pense que sa révolution par la violence n est en rien une solution et un exemple à suivre. Ce que j'apprécie dans ce film, c'est justement sa vie avant ses positionnements qui à mes yeux ont été excessifs. En fait c'est ce film qui pour ma part m'a fait découvrir le voyage sur le long terme. Cela peut paraître bizarre mais avant cette soirée là, je ne connaissais pas ce mode de voyage. J'ai proposé à christelle par la suite de partir ensemble en amerique du sud, elle a décline. C'est en me mettant en couple avec lee que je lui ai parle de ce projet, il a accepte immédiatement. Je lui ai dit que nous en reparlerions, cela faisait a peine un mois que nous étions ensemble... Puis un an plus tard pour faire bref suite à du surmenage, une envie d'évasion réapparaît. Nous reparlons en couple de ce projet, et de sa concrétisation. Nait alors ce désir commun d'asie et ce moyen de locomotion atypique qu'est la 2CV. Pourquoi vous expliquer cet épisode, et bien parce que justement christelle nous rejoint le 23 Février au cambodge pour partager un bout de voyage ensemble et c'est quelque part une suite à cette soirée cinéma partagée il y a quelques années déjà.

 

 
par christelle lee
ajouter un commentaire